Différence entre végétarien et vegan : ce qu’il faut savoir

Différence entre végétarien et vegan

Les régimes alimentaires sont variés autour de nous, certains par engagements éthiques, d’autres par foi religieuse, l’essentiel et de s’informer pour mieux comprendre et accepter.

La différence entre le véganisme et le végétarisme est un sujet assez sensible, de la même façon que les quelques paramètres qui séparent le vegan du végétalien. Bien sûr, les moeurs actuels posent un monde entre les omnivores voire les carnistes, et les adeptes des protéines végétales. Nous allons faire un point sur les divers profils alimentaires liés à l’éthique, à des valeurs multiples pour éviter tout malentendu.

Qu’est-ce que le véganisme ? Quelles sont les caractéristiques qui le séparent du végétalisme ?

Pour de nombreuses raisons, les personnes veganes optent pour le boycott des produits d’origine animale dans l’alimentation. Mais l’engagement ne s’arrête pas là ! Une personne végane va refuser tous les produits animaux par respect pour l’environnement (produits polluants comme dans la tannerie), par respect pour l’humain (conditions de travail, rémunérations et santé du consommateur) et par respect pour les animaux (maltraitance, exploitation irrespectueuses). Le véganisme prône en fait le respect des formes de vies, quelles qu’elles soient autour de nous. Il est important de rappeler qu’il n’y a aucun interdit, chacun fait ses choix en âme et conscience, le traité du véganisme de 1944 stipule que ce qui compte dans cette démarche, c’est de faire du mieux que l’on peut. Le but n’est pas de se créer une quelconque frustration, il faut seulement savoir pourquoi et comment il est possible de procéder.

Depuis l’antiquité, le régime végétarien voire végétalien s’oppose à la souffrance animale, sur les aspects nocifs notamment pour le coeur, de la consommation de viande. De nombreux philosophes grecs (pythagore) optaient déjà pour une consommation végétalienne 530 ans avant notre ère. Il n’est pas rare de rencontrer des végétariens ou des végétaliens qui ont fait ce choix de philosophie de vie pour leur santé (cholestérol, maladies cardio-vasculaires), pour la planète (déforestation pour créer des champs de cultures dédiés au bétail) mais aussi et souvent, pour les animaux (anti spécisme, respect du vivant et du sensible). Le végétalisme ne se penche que sur la nourriture, c’est là où l’on note que le véganisme va plus loin en luttant également dans le monde de la mode, des cosmétiques (produits testés sur les animaux, élevage à fourrure). Manger de la viande et consommer des produits laitiers présente certains risques importants pour la santé, les légumineuses représentent donc des alternatives viables pour alimenter le corps en protéines.

Par exemple, la teneur en protéines d’une poignée de haricots rouges en comparaison à un steak de boeuf et les litres d’eau, les ressources qu’il a fallut pour produire chaque aliment font une différence à considérer. Sur de nombreux plans, le régime alimentaire végétal est séduisant. Les végétaux sont riches en nutriments, en vitamines, en protéines, en calcium, les aliments dorigine végétale bien composés dans une assiette équilibrée ont tout pour être nourrissants et délicieux.

La nécessité de manger de la viande ? Une idée contrée par l’existence des autres sources de protéines

Exclure la chair animale implique de remettre en cause tout un schéma inculqué depuis petit, cependant, découvrir une nouvelle cuisine à base de tofu fumé, de fruits et légumes frais et locaux, d’algues et de légumineuses permet de bénéficier de tous les apports sains et de manière créative. Les lentilles corail réchauffent l’assiette par leur aspect orangé, les pois chiches sont cuisinables à l’infini (aquafaba, hummus), le quinoa ponctué de graines (sans entrer dans des clichés) de lin, de chanvre pour apporter plus de mâche, d’oméga 3 et de protéines, est doux et se marie parfaitement avec des raisins secs dans un plat froid. Devenir vegan, végétalien ou végétarien c’est découvrir une nouvelle pratique alimentaire, inventive et gouteuse sans frustration. L’alimentation végétarienne exclue bien évidemment le poisson, mais pas tous les aliments d’origine animale comme les oeufs ou le fromage.

Bien entendu, vient pour finir, la question des compléments alimentaires et de la fameuse vitamine B12. Pour permettre à tous d’y voir plus clair, il est important de savoir que dans l’exploitation animale, les animaux reçoivent des traitements pour les complémenter notamment en b12 car ils en produisent trop peu. Seuls les ruminants produisent cette vitamine et en très faible quantité. De ce fait, une personne consommant des substances animales pourra être carencée autant qu’un végétarien ou végétalien. Devenir végétarien c’est savoir quels apports nutritionnels sont essentiels à sa santé, de la même façon que lorsque l’on nous a appris à « manger équilibré » à l’école avec la pyramide des aliments très orientée, fournie par l’Etat. La consommation des protéines animales ou végétales s’appuient seulement sur des schémas différents.

Il est donc important de surveiller sa consommation de produits iodés (spiruline), de protéines végétales, de vitamines et d’acides aminés essentiels pour prévenir toute potentielle carence. Il est tout à fait viable d’être végétarien, pour cela il faut se renseigner sur les produits végétaux existants pour se composer une alimentation équilibrée et saine. On résume donc facilement la différence entre l’engagement vegan (souvent qualifié d’extrême) qui va refuser toute exploitation à but purement lucratif, des êtres vivants et sensibles, et l’engagement végétarien qui consiste à refuser de consommer de la viande et du poisson tout en acceptant les laits, fromages et oeufs, le produit animal extérieur à la viande.

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